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Le stagiaire, courroie de transmission de la marque employeur

Marque employeur
Marque employeur

La marque employeur est précieuse pour une entreprise. La gérer nécessite la prise en compte de plusieurs éléments fondamentaux dont le stagiaire en fait sans doute partie. Il peut être une courroie de transmission de la marque employeur tout comme il peut lui porter préjudice…

La prise en compte du stagiaire un aspect que beaucoup d’entreprises négligent dans la gestion de leur marque employeur. Pourtant, une place privilégiée doit lui être accordée. Et si le stagiaire était plus qu’un «collaborateur provisoire» qui serait là juste pour quelques semaines ou quelques mois ? Et s’il était un véritable vecteur de l’image d’une entreprise ? La question peut souvent sembler anodine à première vue. Cependant, si on y regarde de plus près, elle mérite une attention particulière.
Le stagiaire a une position assez intéressante dans la marque employeur. Il est à cheval entre l’expérience candidat et l’expérience collaborateur, deux piliers essentiels dans cette stratégie.

  • Expérience candidat parce que dans la plupart des entreprises, le recrutement des stagiaires obéit à certaines règles et suit un certain processus comme dans le cas du recrutement d’un salarié.
  • Expérience collaborateur parce que le stagiaire, tout comme les nouvelles recrues, vit une expérience au sein de l’entreprise tout au long de la durée de son stage. Si cette expérience peut être magnifique et impacter positivement le stagiaire, elle peut aussi être mauvaise avec son lot de conséquences sur sa perception et son attitude face à l’entreprise.

Tel est le statut délicat du stagiaire dans la marque employeur. Il peut être classé sous le registre des candidats potentiels (le stage pouvant aboutir au recrutement), comme il peut être catégorisé dans le box des collaborateurs car ayant côtoyé l’entreprise, parfois dans son «intimité RH». Tous ces facteurs sont autant d’aspect à prendre en compte dans sa stratégie marque employeur. Pourquoi ? Pour la simple et unique raison qu’un stagiaire mécontent, peut nuire à l’image d’une marque ou d’une entreprise tout autant qu’un ancien salarié ou un candidat à l’embauche.

Contextualisation

Dans la plupart des cas, le stage est considéré comme étant une faveur que l’on accorde au stagiaire pour donner une dimension pratique à sa formation théorique, un investissement sans beaucoup de ROI. Conséquence : les stagiaires sont parfois livrés à eux-mêmes lors de leur immersion en entreprise, ils déjeunent entre stagiaires et n’ont souvent pas beaucoup d’échanges avec les autres salariés.
Aussi, les conditions de stage ne sont pas souvent optimales. Dans le Baromètre 2017 des Stages et Stagiaires, STAGIAIRES.MA révélait que le montant de la prime accordée par les entreprises aux stagiaires était dans 73% des cas inférieur ou égal à 2000 DHS. Les primes qui dépassent 3000 DHS ne représentent que 5% contre 22% pour les primes comprises entre 2000 et 3000 DHS.
En termes d’avantages en nature, 41% des entreprises sondées n’accordent aucun avantage à leurs stagiaires, 28% et 24% assurent respectivement le transport et la restauration contre seulement 7% offrant des chèques cadeaux.
C’est donc dire que, les stagiaires sont le parent-pauvre de l’offre RH. Ceci représente une situation très délicate, surtout chez les stagiaires dépourvus de soutien familial, et ceux provenant d’autres villes, obligés de se trouver un logement dans la ville de leur entreprise d’accueil.
Ces conditions ne sont pas optimales et ne peuvent donc contribuer efficacement à la réussite de l’«expérience stagiaire» et faire de ce dernier un futur ambassadeur de votre marque employeur.

Le pouvoir du stagiaire

Si l’on part du principe selon lequel la réputation d’un recruteur ou de sa marque est tributaire de la perception qu’ont les publics l’ayant directement ou indirectement côtoyée, le pouvoir du stagiaire, en tant que témoin de la politique RH de l’entreprise, de son management et de son environnement de travail, n’est pas négligeable. Il vit de façon concrète la «réalité humaine» de l’entreprise. Il peut ressentir l’écart entre le discours RH souvent positiviste et la réalité dans l’environnement interne.

En effet, un stagiaire qui se voit confier des missions passionnantes et enrichissantes ; qui est responsabilisé et encadré ; qui est intégré et impliqué, vit une expérience de stage marquante si bien qu’il serait enthousiaste de le partager avec ses proches et les enseignants de son établissement. Il devient ainsi le porte-drapeau de l’image de l’entreprise auprès de plusieurs publics importants pour la marque.
En revanche, un stagiaire qui exécute des tâches routinières et sans valeur ajoutée tout au long de son stage, qui est isolé et livré à lui-même, est rapidement insatisfait et mécontent. Les témoignages qu’il fera sur vous ne seront certainement pas reluisants.

D’un autre côté, le stagiaire d’aujourd’hui est un «stagiaire connecté», souvent présent sur les réseaux sociaux et participe aux forums de discussion. La bonne ou mauvaise expérience de stage qu’il aura vécue pourrait facilement se retrouver sur la toile.
Il faut également évoquer les freins psychologiques et/ou réglementaires qui pèsent sur le dos des collaborateurs liés par un contrat à valeur juridique avec l’entreprise et qui les empêcherait d’«exposer» celle-ci sur les réseaux sociaux qui ne touchent vraiment pas les stagiaires. Ces derniers sont généralement affranchis de ce poids juridique et ont naturellement plus de liberté d’expression à travers les réseaux sociaux.
Enfin, le stagiaire peut devenir, à la fin de son stage, un collaborateur à part entière. Son «expérience stagiaire » peut naturellement influencer positivement ou négativement sur son expérience collaborateur et sa fierté d’appartenance.

Comment améliorer l’expérience stagiaire ?

Il est désormais évident que le stagiaire doit avoir une place de qualité dans la stratégie marque employeur de l’entreprise. Vous pouvez en faire un futur ambassadeur de votre marque juste en observant quelques règles.
Avant tout, c’est d’abord une dimension humaine, état d’esprit. Le stagiaire doit être vu comme un membre à part entière de la «famille», quelle que soit la durée de son stage. A ce moment on fera plus attention à son environnement de travail, aux outils de travail et à son intégration au sein de l’équipe pour la bon déroulement de son «expérience stagiaire». Dans ce chantier, plusieurs leviers doivent être activés.

Les Ressources Humaines sont au premier plan. Outre la mise à la disposition du stagiaire des outils de travail convenables, elle doit veiller à ce que son encadrement se fasse dans les normes.
Il est évident qu’un manager tyrannique ferait vivre au stagiaire une mauvaise expérience de stage. D’où l’intérêt de s’assurer que le tuteur du stagiaire prenne le temps de bien encadrer celui-ci, le former, l’écouter, le conseiller, répondre à ses sollicitations et faire régulièrement l’état d’avancement de ses missions ou de son projet.
L’autre ligne de défense est celle des collaborateurs. Ils doivent être sensibilisés sur le rôle de facilitateurs de l’intégration du stagiaire au sein de l’équipe. Ils doivent faire preuve d’ouverture d’esprit et de bienveillance envers ce dernier et l’aider dans l’accomplissement de ses tâches si nécessaire.

Par ailleurs, le stagiaire doit être pris en compte dans le déploiement d’actions de communication interne en faveur de la culture d’entreprise. Témoignages vidéo, journal interne… Autant de supports et d’outils pour stimuler son sentiment d’appartenance et le fédérer.
A la fin du stage, une petite «cérémonie de départ» ne vous coûterait rien et vous apporterait beaucoup en termes d’image auprès du stagiaire. N’oubliez pas de lui faire un témoignage sur sa mission et sur son séjour à l’entreprise. Une belle «preuve» pour les futurs stagiaires qui voudront vous rejoindre !

La principale différence, entre ces trois cursus, est la durée des études. Le programme Bachelor s’étale sur trois années après l’obtention du bac, le BBA (Bachelor of Business Administration) compte quatre ans afin d’avoir un cursus complet, et le PGE dure 5 ans si les deux années préparatoires sont intégrées.

Le BBA et le Bachelor ont un point en commun, ils donnent tous les deux accès à un master après avoir obtenu son diplôme. Le Bachelor ouvre les portes vers un bac+4, le BBA celles d’un bac+5.

Pour le Programme Grande École, les cinq années d’études supérieures sont obligatoires afin de décrocher le diplôme. Si le programme en lui-même dure trois années, il n’est accessible qu’avec un bac+2 en poche, que ce soit des classes préparatoires, un DEUG, ou une formation BTS.

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